Top 10 des erreurs email marketing les plus fréquentes
L’email marketing reste l’un des canaux les plus efficaces pour convertir, fidéliser et générer des ventes. Pourtant, de nombreuses entreprises commettent des erreurs évitables qui nuisent à leur performance. Un objet mal rédigé, une liste mal segmentée ou une technique négligée peuvent faire chuter le taux d’ouverture, augmenter le taux de désabonnement ou même entraîner un blocage par les fournisseurs d’accès.
Dans ce guide complet, nous passons en revue les 10 erreurs les plus courantes en email marketing, leurs impacts concrets et, surtout, comment les corriger pour maximiser l’efficacité de vos campagnes. Que vous soyez novice ou expert, ces conseils vous aideront à optimiser vos envois et à obtenir de meilleurs résultats.
Erreur 1 — Ne pas segmenter sa liste de contacts
Pourquoi c’est une erreur ?
Envoyer le même email à toute sa base de contacts, c’est comme envoyer une publicité pour des couches à des retraités. La segmentation consiste à diviser votre liste en sous-groupes en fonction de critères pertinents : comportement d’achat, localisation, historique d’interactions, âge, etc.
Conséquences :
- Taux d’ouverture en baisse : Les messages non ciblés sont perçus comme du spam ou du contenu générique.
- Taux de clics faible : Les liens ne correspondent pas aux attentes des destinataires.
- Risque de désabonnement : Les contacts se lassent de recevoir des emails sans valeur pour eux.
Une étude de Mailchimp révèle que les campagnes segmentées génèrent 14,31 % d’ouvertures en plus et 100,95 % de clics en plus par rapport aux envois non segmentés.
Comment corriger ?
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Utilisez des critères de segmentation :
- Démographiques : Âge, genre, profession.
- Comportementaux : Historique d’achats, pages visitées, panier abandonné.
- Engagement : Taux d’ouverture, clics, réponses.
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Automatisez la segmentation :
- Utilisez des tags dynamiques dans votre outil d’emailing (Mailchimp, HubSpot, Klaviyo).
- Créez des workflows pour envoyer des emails personnalisés en fonction des actions des utilisateurs.
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Testez et affinez :
- Lancez des A/B tests sur différents segments pour identifier ce qui fonctionne le mieux.
- Supprimez régulièrement les inactifs pour améliorer la santé de votre liste.
Erreur 2 — Négliger l’objet de l’email
Pourquoi c’est une erreur ?
L’objet est le premier élément visible dans la boîte de réception. Un objet faible ou trompeur réduit considérablement vos chances d’être ouvert. Selon Convince & Convert, 35 % des destinataires décident d’ouvrir un email uniquement en fonction de l’objet.
Problèmes courants :
- Objets trop génériques : “Offre spéciale” ou “Newsletter” ne donnent aucune raison d’ouvrir.
- Objets trop longs : Les objets coupés sur mobile (au-delà de 50 caractères) perdent en impact.
- Objets trompeurs : Les clics sur des promesses non tenues augmentent le taux de spam.
Comment corriger ?
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Soyez clair et concis :
- 6 à 10 mots pour un impact maximal.
- Exemple : ”🎁 -20 % sur votre première commande” plutôt que “Promotion exceptionnelle”.
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Utilisez des mots puissants :
- Urgence : “Dernières pièces disponibles !”
- Curiosité : “Ce que 90 % des clients ignorent sur…”
- Personnalisation : “Paul, votre panier vous attend !”
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Évitez les caractères suspects :
- Émoticônes : 1 seul maximum, et seulement si pertinent.
- MAJUSCULES et !!!! : À proscrire, sauf en cas de promotion limitée.
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Testez vos objets :
- Utilisez des A/B tests pour comparer deux versions avant envoi.

Erreur 3 — Ignorer la délivrabilité technique (SPF/DKIM/DMARC)
Pourquoi c’est une erreur ?
Même un email bien conçu ne sert à rien s’il n’arrive pas dans la boîte de réception. La délivrabilité dépend de facteurs techniques souvent négligés :
- SPF (Sender Policy Framework) : Vérifie que l’expéditeur est autorisé.
- DKIM (DomainKeys Identified Mail) : Garantit l’authenticité du message.
- DMARC (Domain-based Message Authentication) : Indique comment traiter les emails non authentifiés.
Conséquences d’une mauvaise configuration :
- Emails marqués comme spam ou bloqués par les fournisseurs (Gmail, Outlook, etc.).
- Taux de délivrabilité inférieur à 80 % (idéalement, visez 95 % et plus).
- Réputation d’expéditeur endommagée, ce qui affecte toutes vos futures campagnes.
Selon Return Path, 20 % des emails légitimes ne parviennent jamais à destination à cause de problèmes de configuration.
Comment corriger ?
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Configurez SPF, DKIM et DMARC :
- SPF : Ajoutez un enregistrement TXT dans votre DNS.
- DKIM : Générez une clé publique et une clé privée via votre outil d’emailing.
- DMARC : Publiez un enregistrement DMARC pour indiquer comment traiter les emails non authentifiés.
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Vérifiez votre réputation d’expéditeur :
- Utilisez des outils comme MXToolbox ou Google Postmaster Tools pour surveiller votre score.
- Évitez les mots spammy dans le contenu et l’objet.
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Nettoyez votre liste régulièrement :
- Supprimez les adresses invalides et les spamtraps (pièges à spam).
- Pour aller plus loin, automatisez la détection des erreurs dans vos templates (en savoir plus ici).
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Surveillez les retours (bounces) :
- Les bounces durs (adresses invalides) doivent être supprimés immédiatement.
Erreur 4 — Envoyer depuis une adresse noreply
Pourquoi c’est une erreur ?
Une adresse noreply@domaine.com envoie un message clair : “Nous ne voulons pas vous parler.” Pourtant, 15 % des entreprises utilisent encore ce type d’adresse, selon Litmus.
Problèmes liés :
- Taux d’engagement réduit : Les destinataires ne peuvent pas répondre, ce qui limite les interactions.
- Impact sur la réputation : Les fournisseurs d’accès favorisent les expéditeurs avec une communication bidirectionnelle.
- Manque de confiance : Les clients perçoivent l’entreprise comme peu engageante.
Comment corriger ?
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Utilisez une adresse personnelle ou générique :
- contact@domaine.com
- serviceclient@domaine.com
- prenom@domaine.com (pour une touche humaine).
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Ajoutez une signature professionnelle :
- Incluez un nom, un titre et un lien vers votre site.
- Exemple :
“Cordialement, Sophie Martin Responsable Marketing [Nom de l’entreprise] [Lien vers le site]”
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Encouragez les réponses :
- Posez une question dans votre email pour inciter les destinataires à répondre.
- Exemple : “Quels sujets aimeriez-vous voir dans nos prochaines newsletters ?”
Erreur 5 — Ne pas tester sur mobile
Pourquoi c’est une erreur ?
Plus de 50 % des emails sont ouverts sur mobile (source : Litmus). Pourtant, 42 % des marketeurs ne testent pas leurs campagnes sur smartphone.
Conséquences :
- Mise en page déformée : Texte illisible, boutons trop petits, images non adaptées.
- Taux de clics en chute libre : Les liens et CTA (Call-To-Action) ne fonctionnent pas correctement.
- Expérience utilisateur désastreuse : Les destinataires suppriment l’email sans l’avoir lu.
Comment corriger ?
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Utilisez un design responsive :
- Choisissez un template mobile-first.
- Testez avec des outils comme Email on Acid ou Litmus.
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Vérifiez la taille des éléments :
- Texte : Police minimum 14 px pour une lecture confortable.
- Boutons : Minimum 44 x 44 px (taille recommandée par Apple).
- Images : Largeur maximale de 600 px.
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Testez manuellement :
- Envoyez-vous un test sur plusieurs appareils (iPhone, Android, tablette).
- Vérifiez l’affichage des CTA, des liens et des images.
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Simplifiez le contenu :
- Moins de texte, plus de visuels épurés.
- Un seul CTA par email pour éviter la surcharge.
Erreur 6 — Acheter ou louer des listes email
Pourquoi c’est une erreur ?
Acheter une liste d’emails peut sembler une solution rapide pour augmenter votre base de contacts. Pourtant, cette pratique est l’une des pires erreurs en email marketing, avec des conséquences juridiques et techniques graves.
Risques majeurs :
- Violation du RGPD : En Europe, l’achat de listes est illégal sans consentement explicite. Les amendes peuvent atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial.
- Taux de spam élevé : Les adresses achetées contiennent souvent des spamtraps (pièges à spam), ce qui bloque vos futurs envois.
- Taux d’engagement nul : Les contacts n’ont aucun intérêt pour votre marque, ce qui augmente le taux de désabonnement.
- Réputation d’expéditeur détruite : Les fournisseurs d’accès (Gmail, Outlook) blacklistent les expéditeurs utilisant des listes achetées.
Selon HubSpot, les emails envoyés à des listes louées ou achetées ont un taux d’ouverture inférieur à 1 % et un taux de clics proche de 0.
Comment corriger ?
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Construisez votre liste organiquement :
- Opt-in double : Demandez une confirmation par email avant l’ajout à votre liste.
- Lead magnets : Offrez un contenu gratuit (e-book, checklist) en échange d’une inscription.
- Formulaires sur site : Intégrez des pop-ups ou des CTA incitatifs.
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Nettoyez régulièrement votre liste :
- Supprimez les inactifs (pas d’ouverture depuis 6 mois).
- Utilisez des outils comme NeverBounce ou ZeroBounce pour détecter les adresses invalides.
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Respectez le RGPD :
- Consentement explicite : Les contacts doivent avoir coché une case pour recevoir vos emails.
- Droit à l’oubli : Proposez un lien de désabonnement clair dans chaque email.
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Pour aller plus loin et automatiser la détection des erreurs dans vos templates, consultez ce guide complet.
Erreur 7 — Oublier le pré-header
Pourquoi c’est une erreur ?
Le pré-header est le texte qui apparaît après l’objet dans la boîte de réception. Il complète l’objet et donne une raison supplémentaire d’ouvrir l’email.
Problèmes courants :
- Pré-header vide : Les destinataires voient simplement “Afficher l’email en ligne”.
- Pré-header trop long : Il est coupé après 100 caractères, ce qui réduit son impact.
- Pré-header non optimisé : Il ne suscite pas la curiosité ou l’urgence.
Chiffres clés :
- Un bon pré-header peut augmenter le taux d’ouverture de 10 à 20 % (source : EmailMonks
Questions fréquentes
Ne pas segmenter sa liste est l'erreur la plus répandue et la plus coûteuse. Envoyer le même message à l'ensemble de vos contacts — prospects froids, clients fidèles, anciens clients inactifs — génère une pertinence très faible et des taux d'engagement en chute. La segmentation minimale à mettre en place : actifs vs inactifs, prospects vs clients.
Plusieurs actions combinées : configurer correctement SPF, DKIM et DMARC, maintenir un taux de plaintes inférieur à 0,1 %, nettoyer régulièrement les adresses invalides, éviter les mots typiquement associés au spam dans les objets, et envoyer uniquement à des personnes ayant consenti. La délivrabilité est avant tout une question de réputation construite dans le temps.
Oui, absolument. Les abonnés inactifs depuis plus de 12 mois font du mal à votre réputation d'expéditeur à chaque envoi. Une liste de 5 000 abonnés engagés est bien plus précieuse — et bien plus rentable — qu'une liste de 20 000 abonnés dont 15 000 n'ouvrent jamais vos emails.
